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Les aéroports canadiens sont bien desservis, mais il existe des lacunes.

Les ententes fédérales en matière de transport aérien conclues avec des gouvernements du monde entier permettent aux lignes aériennes d’assurer des vols entre le Canada et plus de 125 pays.

Chaque route internationale permet de relier à la fois les personnes et les marchandises 

Ces vols constituent des points d’accès pour les passagers, mais aussi pour les marchandises. Un aéroport international est une porte d’entrée économique — un corridor commercial avec des départs réguliers. L’avion qui transporte un voyageur d’affaires vers l’Asie transporte également, dans sa cale, des produits de la mer, des produits pharmaceutiques et des envois urgents. À l’échelle mondiale, plus de la moitié de l’ensemble du fret aérien est acheminé de cette manière. 

Ouvrez une nouvelle route et les passagers et le fret commencent à circuler. Perdez une route et les deux s’arrêtent. Les aéroports canadiens collaborent en tout temps avec les lignes aériennes pour établir de nouvelles routes et de nouveaux services au profit des passagers locaux, de notre économie et de nos liens avec nos partenaires commerciaux et nos alliés internationaux. 

Les atouts du Canada en matière de connectivité 

La position géographique du Canada – entre l’Europe, l’Asie et les Amériques – constitue un atout pour attirer le trafic de correspondance, ce qui profite aux voyageurs canadiens et au commerce. Toronto Pearson est l’un des aéroports d’Amérique du Nord les mieux desservis pour les vols internationaux, et s’il était considéré comme un point d’entrée aux États-Unis, il serait le quatrième plus important. 

Mais au cours des deux dernières décennies, les aéroports canadiens et le gouvernement fédéral ont travaillé pour faire de la correspondance via un aéroport canadien un avantage encore plus grand : moins d’étapes, des délais de correspondance plus courts et des aéroports que les compagnies aériennes souhaitent fréquenter. 

Nous avons mis en place quatre avantages principaux :     

  • Vous n’êtes soumis qu’à un seul contrôle de sécurité. Le programme « One Stop Security » signifie que le Canada reconnaît les normes de sécurité aérienne des autres pays ; ainsi, les passagers arrivant en correspondance n’ont pas à se soumettre à un nouveau contrôle de sécurité. 
  • Vos bagages sont également transférés. Les correspondances « international vers domestique » permettent à un voyageur d’arriver sur un vol international et de prendre une correspondance vers un vol intérieur sans s’arrêter pour récupérer ses bagages à la douane, et sans subir de nouveau contrôle de sécurité s’il arrive d’un pays participant au programme « One Stop Security ». 
  • Vous pouvez effectuer une correspondance au Canada sans y entrer officiellement. Les correspondances « international vers international » permettent à un voyageur de passer directement d’un vol international à un autre sans passer par les formalités douanières canadiennes. 
  • Vous passez la frontière américaine avant d’embarquer. Dans neuf aéroports canadiens, les agents des douanes et de la protection des frontières des États-Unis contrôlent les voyageurs à destination des États-Unis avant le départ. À leur arrivée aux États-Unis, ces voyageurs sont considérés comme des arrivants sur un vol intérieur et quittent l’aéroport ou se rendent directement à leur correspondance sans s’arrêter pour passer la douane. 

Dans neuf aéroports canadiens, vous franchissez la frontière américaine avant de monter à bord de l’avion. 

L’expérience des correspondances au Canada est déjà comparable à celle de ses homologues internationaux, voire supérieure à certains égards. Mais il reste encore du chemin à parcourir : c’est dans la numérisation que résident les prochains gains. 

C’est au niveau régional que l’on observe les plus grandes lacunes en matière de connectivité au Canada 

Soixante-dix pour cent du transport aérien canadien transite par les quatre plus grands aéroports du pays. Or, le transport aérien est essentiel pour des centaines de régions éloignées et de petits villages. Les habitants y ont recours pour accéder aux soins de santé, à l’éducation, aux affaires et au commerce, ce qui leur permet de maintenir le lien avec le reste du pays. 

Mais la reprise des vols régionaux, après les pertes liées à la pandémie et les pénuries de main-d’œuvre, a été inégale. La fréquence des vols dans les aéroports régionaux canadiens ne s’élève toujours qu’à 64 % des niveaux de 2014. Sur certaines routes, les lignes aériennes ont réduit leurs coûts de main-d’œuvre et d’équipement en exploitant des appareils plus grands, mais avec une fréquence moindre, pour desservir les marchés régionaux. Les voyageurs se retrouvent ainsi avec moins d’options ou doivent faire face à des coûts supplémentaires lorsqu’ils effectuent des voyages d’affaires urgents, rendent visite à leur famille ou se rendent à des rendez-vous médicaux. De leur côté, les aéroports régionaux doivent de plus en plus s’adapter et investir pour accueillir des appareils beaucoup plus grands et des volumes de passagers en forte hausse, sans pour autant bénéficier nécessairement de revenus supplémentaires. 

Le Canada compte une population peu nombreuse et dispersée sur un vaste territoire. Il s’agit là d’un véritable défi, et c’est dans la desserte des petites communautés que le Canada a beaucoup de progrès à réaliser. Les aéroports connaissent l’importance de la connectivité régionale et constituent les points d’ancrage qui relient pleinement notre grande diversité de communautés au Canada et au reste du monde. 

Un seul vol quotidien au Canada peut générer 210 emplois et 41 millions de dollars de retombées économiques. 

Comment expliquer la persistance des inégalités régionales en matière de connectivité au Canada ? 

Au Canada, le transport aérien est presque entièrement régi par les forces du marché, le gouvernement n’apportant qu’un appui direct limité. 

D’autres pays disposent d’outils que le Canada n’a pas encore adoptés. Par exemple, le programme américain « Essential Air Service » (EAS) offre des subventions et d’autres formes de financement qui garantissent un niveau minimal de desserte entre les aéroports régionaux et les grands hubs. 

Depuis le milieu des années 1990, les États-Unis ont investi 8,5 fois plus par habitant dans les infrastructures aéroportuaires que le Canada. 

Quatre mesures pour combler les lacunes en matière de connectivité régionale au Canada 

  • Les investissements dans les infrastructures aéroportuaires régionales, notamment les terminaux, les pistes et les équipements qui rendent l’exploitation possible, sont d’autant plus importants que les avions et les modèles changent considérablement. Les petits et moyens aéroports canadiens ont des projets d’infrastructure d’une valeur de 19 milliards de dollars à venir, qui peuvent favoriser la croissance et l’efficacité de la connectivité régionale grâce à un nouveau partenariat fédéral.
  • Un programme fédéral de connectivité aérienne régionale visant à maintenir et à rétablir le réseau aérien dans les communautés qui en ont été privées. 
  • Un programme d’aide à la main-d’œuvre du secteur aérien, notamment les pilotes, les techniciens d’entretien, les pompiers et les contrôleurs aériens, dans les régions qui rencontrent le plus de difficultés à recruter ces profils. 
  • Une simplification de la réglementation afin d’alléger les coûts de mise en conformité encourus par les petits aéroports disposant d’équipes réduites. 

    Il n’existe pas de solution miracle ni de demi-mesure. Notre étude sur la connectivité démontre clairement que ces quatre mesures doivent être mises en œuvre conjointement pour être efficaces. Lien vers le rapport sur la connectivité régionale. Nouveau rapport : Le service aérien régional est essentiel à l’avenir économique, à la connectivité et au mode de vie du Canada – Conseil des aéroports du Canada.